L’histoire des chiens de traîneau

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Le chien a sûrement été l’un des premiers animaux domestiqués par l’homme. Les chasseurs préhistoriques chassaient en groupe, tout comme les loups. Il est probable qu’ils capturèrent quelques jeunes loups pour les aider dans leurs quêtes de nourriture. Au cours des siècles, les relations entre l’homme et le chien n’ont pas cessé d’évoluer et l’on peut sans doute maintenant lui attribuer le titre de meilleur ami de l’homme.À l’arrivée des Blancs en Amérique du Nord, les Indiens de servaient des chiens pour transporter leurs bagages. Cependant, ce sont surtout les Inuits qui ont développé les chiens que nous utilisons aujourd’hui. Les chiens de traîneau étaient indispensables à leurs déplacements.
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En 1922, Parry en utilisa pour le transport des marchandises entre ses bateaux.
En 1850, McClintock partit à la recherche de Sir John Franklin, avec 12 chiens, et parcourut 750 km à une moyenne de 50km par jour. Ce n’est qu’en 1859, lorsque ses chiens découvrirent les restes de l’expédition de Franklin que le traîneau à chiens s’imposa dans les expéditions polaires.

C’est un des chiens de traîneau de Frederick Cook qui arriva le premier au pôle Nord, le 21 avril 1908. C’est aussi un chien de traîneau, de l’équipage de Amundsen qui foula le premier le pôle Sud le 14 décembre 1911.
Le capitaine Scott et ses hommes payèrent de leur vie leur manque de confiance dans les chiens de traîneau, en revenant du pôle Sud. Il était alors d’usage de partir avec quelques centaines de chiens.

À mesure que l’expédition progressait, les bêtes les plus faibles étaient abattues et servaient de nourriture pour le reste de la meute.

Au Canada, les coureurs des bois qui employaient le canot pour leurs déplacements l’été durent, eux aussi, utiliser les chiens de traîneau pour faire la quête des fourrures durant l’hiver. Le traîneau à chiens assura pendant très longtemps le transport du courrier entre les villages nordiques durant la saison froide. Les chiens de traîneau furent aussi utilisés pour le transport des marchandises, pour le déplacement des habitants et même comme bêtes de trait pour tirer la charrue.

Durant la ruée vers l’or au début du siècle, aucune route n’était disponible dans le Yukon et l’Alaska. Le traîneau à chiens s’avéra indispensable au ravitaillement des chercheurs d’or durant la longue saison froide.
La mode était aux gros chiens de travail de 35 à 55kg. Ils devaient traîner de lourdes charges sur des terrains particulièrement accidentés. Même la Gendarmerie royale du Canada a dû patrouiller le Yukon ainsi que les Territoires du Nord-Ouest à l’aide de chiens de traîneau jusqu’en 1969.

Les conducteurs de traîneaux utilisaient le mot « marche » pour demander aux chiens de démarrer et ils étaient appelés eux-mêmes les « marcheurs ». Aujourd’hui, le mot a été anglicisé et tous les conducteurs de traîneaux sont appelés des « mushers ».

À la fin janvier 1925, le docteur Curtis Welch diagnostiqua 3 cas de diphtérie à nome, à l’extrémité ouest de l’Alaska. La majorité de cette population de 1700 habitants était composée d’Inuit qui n’avaient pas été en contact avec les maladies des Blancs et qui n’avaient sûrement pas développé de système immunitaire contre la diphtérie. Le docteur Welch craignant une épidémie, demanda l’aide de l’armée qui envoya un message radio à Anchorage.

Un médecin d’Anchorage possédait le précieux sérum. Cependant, plus de 1600km de désert enneigé séparaient cet espoir de vie des enfants de ces Inuit. On pensa tout de suite à l’avion, mais les deux seuls avions en Alaska avaient été remisés à Fairbanks avec plusieurs pièces désassemblées pour une révision complète.
Les pilotes furent mis sur un pied d’alerte. Cependant, les autorités civiles considérèrent que ces avions n’avaient que 3 ou 4 heures de clarté par jour durant l’hiver et qu’il était de toute façon extrêmement imprudent de tenter une telle expédition à cause des températures extrêmes et imprévisibles. De plus, s’il advenait une panne, le sérum devrait alors venir de Seattle et ne serait disponible que plusieurs semaines plus tard. Il n’y avait qu’une solution : le traîneau à chiens était le moyen le plus rapide et le plus fiable pour sauver cette population isolée.

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